Mobilisation à Hong Kong: début des manifestations du week-end

Les Hongkongais poursuivent leur mobilisation ce week-end. Depuis plus de deux mois, ils sont vent debout contre un projet de loi – suspendu depuis – qui aurait permis l’extradition en Chine de personnes arrêtées sur le territoire de cette région administrative spéciale. Les manifestants demandent désormais davantage de démocratie, mais Carrie Lam, la cheffe de l’exécutif, exclut toute concession.

Une des manifestations du jour devait partir de Taï Po, dans les nouveaux territoires. En matinée, une autre réunion familiale a rassemblé quelques centaines de personnes, beaucoup d’enfants, des familles se battant pour leur futur.

À Tai Po, c’est un peu différent. Ce qui est intéressant, c’est que c’est près de la frontière chinoise. C’est donc un message clair adressé à Pékin. Un manifestant, qui habite sur place, affirme qu’il participe aux cortèges pour la première fois.

L’attaque des manifestants fin juillet par les présumés triades, des gangs hongkongais, l’a vraiment mis en colère. C’est pour cela qu’il est ici aujourd’hui, pour faire sortir sa colère en marchant, explique ce riverain.

La violence au cœur des manifestations, sur place beaucoup de monde en parle. Cela fait partie des cinq demandes des manifestants : une enquête indépendante sur les agissements de la police et sur les violences présumées des manifestants.

C’est ce qu’explique un couple qui espère, de cette manière, adoucir la position jusqu’ici inflexible de Carrie Lam. La cheffe de l’exécutif a encore répété vendredi qu’elle ne ferait aucune concession à des manifestants qu’elle juge violents.

Carrie Lam dont les manifestants demandent de toute façon la démission, pour avoir ensuite de vraies élections. Pas comme actuellement où les chefs sont finalement choisis par Pékin, précise un manifestant.

Quel que soit le sujet abordé ici, on finit par parler de Pékin. La République populaire de Chine n’est qu’à 14 kilomètres de la station de bus de Tai Po, situé dans le nord de la région administrative spéciale de Hong Kong.

Il y a eu évidemment beaucoup de questions du public sur ses droits, parce que beaucoup de gens ont été arrêtés, et ils ont été encore plus nombreux à avoir été fouillés dans les rues. Nous avons donc préparer des documents informatifs, en quelques sortes « à emporter ». On en a publié cinq: l’un sur le fait d’être arrêté, l’autre d’être fouillé, etc. Des conseils faciles à comprendre, faciles à mettre dans ses poches, et on l’espère faciles à utiliser quand le moment viendra, même si malheureusement il y a beaucoup de cas où ces droits sont violés par la police. Par exemple, la police demande aux gens de débloquer leurs téléphones pour prendre les informations qui s’y trouvent. Mais en fait, la loi les autorise à refuser. Et on met aussi l’accent sur le fait que lorsque la police les arrête, ils ont le droit de garder le silence

Wilson Leung fait partie de l’Association des avocats progressistes de Hong Kong, qui depuis juin a déjà publié sur internet cinq documents décrivant leurs droits aux manifestantsa
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