Présidentielle en Tunisie: le tour d’horizon des poids lourds de l’élection

Quatre-dix-huit dossiers de candidature pour le scrutin du 15 septembre ont été enregistrés à la clôture des inscriptions, vendredi soir.

Le Premier ministre tunisien Youssef Chahed est l’un des derniers candidats à avoir officialisé sa candidature. Cet ingénieur de formation se présente comme le candidat de la nouvelle génération, de la rupture. Lorsque son parti, Tahya Tounes, l’a investi le 25 juillet, il avait annoncé se positionner contre « l’ancien système, les anciennes pratiques et les anciennes mentalités ».

C’est d’ailleurs lui qui a fondé le parti Tahya Tounes en janvier dernier, à la suite d’une scission de Nidaa Tounes et en protestant contre la corruption au sein de ce parti. Tahya Tounes est aujourd’hui le premier parti libéral au Parlement.

Youssef Chahed devrait cependant avoir fort à faire face à d’autres candidats, puissants, comme le ministre de la Défense, Abdelkarim Zbidi, l’un des favoris qui se présente comme indépendant.

Face aussi à Abdel Fatah Mourou, vice-président du parti d’inspiration islamiste Ennahdha et président de l’Assemblée nationale. Ce candidat a également officialisé sa candidature ce vendredi. Ennahdha est la troisième force politique du pays, mais le premier au Parlement. La formation issue des Frères musulmans aurait préféré comme en 2014 soutenir un candidat indépendant. Mais la mort soudaine du président Béji Caïd Essebsi a inversé et rapproché les calendriers électoraux. Le premier tour de la présidentielle aura lieu trois semaines à peine avant les législatives, qui est le véritable objectif de Ennahdha.

Les candidatures validées ou non d’ici la fin du mois d’août

Mohsen Marzouk, du parti Machrou Tounes, a lui aussi présenté sa candidature aujourd’hui. Il rejoint ainsi d’autres personnalités qui ont déposé leur candidature comme Moncef Marzouki, l’ancien président, Mehdi Jemaa, l’ancien Premier ministre ou encore Nabil Karoui, un homme d’affaires controversé. Des candidats moins connus en politique font également parler d’eux comme Abir Moussa, sympathisante de l’ancien régime de Ben Ali, ou l’avocat Mounir Baatour, chef du parti libéral et avocat homosexuel.

L’Instance se donne jusqu’à la fin du mois pour annoncer les noms des candidats éligibles qui réunissent toutes les conditions nécessaires pour participer à l’élection.

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