L’ex-ambassadeur de France au Vanuatu conteste son limogeage devant Macron

Robby Judes veut retrouver son poste d’ambassadeur. L’ancien représentant de la France au Vanuatu a été limogé en mars après que deux femmes aient déposé plainte contre lui en Nouvelle-Calédonie pour agression sexuelle. Des plaintes classées sans suite le 9 juillet dernier. Son avocat en appelle maintenant au président de la République pour que Robby Judes retrouve son poste.

Le couperet était tombé quelques jours à peine après le dépôt des plaintes : convoqué à Paris au ministère des Affaires étrangères à Paris, entendu par sa hiérarchie, Robby Judes était limogé de son poste d’ambassadeur de France au Vanuatu.

Quatre mois plus tard et après le classement sans suite de l’affaire par le parquet de Nouméa, Eric Dupond-Moretti, l’avocat de l’ex-ambassadeur, attaque le Quai d’Orsay, coupable à ses yeux de n’avoir pas respecté la présomption d’innocence de son client. Il a envoyé une lettre à Emmanuel Macron pour lui demander d’intervenir.

« J’avertis le président de la République et je l’informe de la situation ubuesque dans laquelle on se trouve. Voilà un homme qui est viré de son poste au seul motif que le parquet a classé sans suite. C’est-à-dire qu’on a laissé à l’enquête le temps de suivre son cours et on en a tiré des conclusions : pas de poursuite, pas d’infraction pénale constituée et en dépit de ça il est viré. On a jeté son honneur aux chiens. »

Eric Dupond-Moretti demande la réintégration pleine et entière de Robby Judes. Ce ténor du barreau aurait même préféré que la justice aille plus loin pour connaître la vérité sur les accusations d’agression sexuelle.

« Je préférerais être mis en examen aujourd’hui. Ça me permettrait de faire entendre les témoins qui étaient là, ça me permettrait de faire valoir les droits de la défense. Ce n’est quand même pas rien les droits de la défense. » Au moins un point sur lequel l’accusation et la défense sont d’accord.

Les deux plaignantes ont lancé une pétition sur internet pour dénoncer le classement sans suitede leurs plaintes. Interrogé par RFI, l’Élysée n’a pas souhaité se prononcer sur ce dossier.

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