Des microfissures détectées sur les ailes d’Airbus A380

Le groupe aéronautique européen confirme des informations parues dans Les Echos, qui concernent 25 avions, mais nie tout risque sur la flotte actuellement en circulation.

« Le problème, s’il n’est pas détecté et corrigé pourrait réduire l’intégrité structurelle des ailes », c’est l’agence européenne de la sécurité aérienne (AESA) qui s’inquiète ainsi de fragilités des A380, dans un document dévoilé par Les Echos ce 9 juillet.

L’agence préconise des tests sur 25 des 234 A380 actuellement en circulation, ceux dont les ailes ont été assemblées il y a plus de 15 ans. Sur la base de ce qui sera découvert par Airbus, ajoute l’AESA, d’autres directives pourraient suivre. D’ici là, ces avions peuvent continuer à circuler librement.

Un précédent en 2012

La situation qui n’est pas sans rappeler les soucis de 2012. Des microfissures avaient été détectées, déjà, sur les ailes d’A380, ce qui avait couté à l’avionneur européen 100 millions d’euros de réparation et de compensation aux compagnies aériennes.

A l’époque, le gros porteur n’avait pas été interdit de vol mais sa réputation avait été entaché et depuis, il se vend de moins en moins. En février 2019, le constructeur a d’ailleurs annonce la fin de la production de ces « super Jumbo » pour 2020.

L’avionneur veut rassurer

Le groupe – qui a lui-même informé l’agence européenne de problèmes sur les ailes – rejette tout alarmisme et assure que cette procédure entre avionneur et autorités régulatrices est tout à fait standard.

Mais, alors que le concurrent américain boeing voit ses 737 MAX cloués au sol pour raisons de sécurité, Airbus blinde sa communication.  Il affirme ce mardi qu’un programme d’inspections et de réparations est déjà en place, comme en 2012.

Share

Sur le même sujet

Leave a Comment