L’administration paralysée au lendemain de l’Aïd el-Fitr par l’absentéisme

Bureaux fermés,  personnel absent et  moins d’affluence dans la cité administrative en passant par d’autres services publics. Tel est le triste  constat  dans la plus part des services publics de l’Etat dans les jours qui ont suivi la célébration de la fête de l’Aïd el-Fitr de 2019.

Les travailleurs de  l’administration publique se faisaient rares à leurs postes, alors qu’aucun communiqué du Ministère de la fonction publique n’avait  annoncé  que les jours qui suivent la fête du ramadan sont fériés.  Cette pratique  qui coûte des pertes énormes  pour les caisses  de l’État est finalement ancrée dans les mœurs  de notre pays depuis maintenant plusieurs années. Beaucoup de cadres voire des agents subalternes  s’octroient  un mini-congé de deux à jours  en violation de la loi sans se soucier  des mesures de sanction pour absentéisme à leur poste.

 Cette pratique illégale en phase de devenir légale est nourrie par le laxisme des plus hauts cadres de l’administration malienne, qui, pour la plupart, se sont fait entourer par des proches et contre qui ils sont incapables de prendre des mesures disciplinaires. Alors que ce n’est pas le travail qui manque dans l’administration. Des dossiers qu’on peut traiter dans l’espace de vingt heures restent souvent dans les tiroirs d’un à trois  mois contribuant ainsi à obliger nombreux investisseurs à rebrousser chemin avec des mallettes remplis de projets dont la réalisation pourraient créer de nombreux emplois. Toute chose qui a également rendu l’administration malienne moins performante, qui est pointée du doigt par les usagers  d’être regorgée par des  cadres incompétents et véreux.

Conséquence, beaucoup d’usagers  de l’administration publique recourent généralement à des proches hauts placés au sommet de l’État   ou des moyens de corruption pour des besoins quotidiens. Il urge que le gouvernement de mission de Dr Boubou Cissé,  qui est réputé d’être rigoureux,  profite des réformes constitutionnelles et administratives en cours pour prendre des mesures drastiques contre ces pratiques qui entravent le développement des services publics.

Siaka DIAMOUTENE

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