Donald Trump en route pour une visite d’État au Royaume-Uni

Le président américain Donald Trump se rend ce dimanche 2 juin au Royaume-Uni où il sera reçu par la reine Elizabeth II pour une visite qui s’annonce mouvementée.

Le président américain, qui n’a jamais caché son goût prononcé pour les honneurs et les tapis rouges, arrive dans un climat politique difficile, au moment où le pays cherche un successeur à la Première ministre Theresa May et s’interroge, dans la douleur, sur la façon de mettre en œuvre le Brexit.

Son précédent voyage au Royaume-Uni, qui avait fait descendre des dizaines de milliers de personnes dans la rue, avait été particulièrement chaotique, ponctué d’un surprenant entretien au tabloïd The Suntrès critique envers la cheffe du gouvernement qui avait suscité stupeur et effarement.

Pour cette visite de trois jours, qui débutera lundi par une cérémonie à Buckingham Palace suivie d’un déjeuner avec la reine puis, dans la soirée, d’un banquet officiel, auquel ont eu droit avant lui George W. Bush et Barack Obama. Comme tous ses prédécesseurs, il devrait insister sur la « relation spéciale » anglo-américaine. Le reste est, comme toujours avec le 45e président des Etats-Unis, imprévisible.

Trump soutien Boris Johnson

A l’été 2018, Donald Trump avait pris le thé avec la monarque britannique dans le château de Windsor, mais n’avait pas eu droit à tout le faste d’une visite d’Etat. Avant même son arrivée sur le sol britannique, des appels à manifester ont été lancés, et la polémique a débuté. Le chef de l’opposition travailliste Jeremy Corbyn a décliné l’invitation au dîner d’Etat, jugeant inopportun de dérouler le tapis rouge pour honorer un président « qui déchire des traités internationaux vitaux, soutient le déni du changement climatique et use d’une rhétorique raciste et misogyne ».

Avant de traverser l’Atlantique, Donald Trump a une nouvelle fois revendiqué sa proximité avec Boris Johnson, farouche partisan du Brexit et favori dans la course à la succession de Theresa May, mais aussi avec Nigel Farage, infatigable europhobe. « Je les aime bien, ce sont des amis (…) Ce sont deux types très bien, a-t-il lancé. Peut-être que ce n’est pas mon rôle de soutenir tel ou tel. Mais j’ai beaucoup de respect pour ces deux hommes. Boris ferait du très bon travail. Je pense qu’il serait excellent », a-t-il ajouté dans un entretien à The Sun. Si aucune rencontre avec l’un ou l’autre n’a été annoncée par la Maison Blanche, rien n’est exclu.

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