Européennes 2019: en France, moins d’un électeur sur deux attendu aux urnes

C’était l’un des enjeux de ces derniers jours de la campagne pour les européennes en France : mobiliser les électeurs face au risque de l’abstention. Tous les partis ont appelé au « vote utile », quitte pour certains, à dramatiser les conséquences du vote du 26 mai. Les européennes restent une élection mal aimée des Français, qui sont peu nombreux à se rendre aux urnes.

Les instituts de sondages ne prévoient pas – cette fois encore – de miracle dans les bureaux de vote. Moins d’un électeur sur deux a l’intention de voter, à peu près au même niveau que les précédents scrutins, dans la moyenne européenne. 42% de participation en 2004, 40% – un record – en 2009, 42% il y a 5 ans.

Les jeunes sont toujours les grands absents du vote européen : l’Ifop estime que 77% des Français de 18 à 25 ans comptent s’abstenir, 5 points de plus qu’en 2014.

Tous les appels au vote sont restés pour l’instant sans effet. Et aucune formation politique n’échappe à l’abstention.

Hier, comme aujourd’hui, scrutin après scrutin, les Français se désintéressent en grande partie du scrutin. En 2014 pourtant, l’abstention avait légèrement reculé en France pour s’établir à 57,57%.

La mobilisation sera le facteur déterminant ce dimanche. La liste de la majorité, conduite par Nathalie Loiseau, est devancée par celle du Rassemblement national (RN) dans les derniers sondages.

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