Bakary Dao, Directeur régional de la protection civile de Bamako « Toutes les maisons touchées par l’inondation sont construites dans le lit majeur des marigots »

De fortes pluies se sont abattues sur la capitale malienne le jeudi 16 mai aux environs de quatre heures du matin provoquant l’inondation dans de nombreux quartiers de la ville.

Plus de cent trente-huit millimètres de pluies se sont abattues sur la ville de Bamako à moins de quatre heures. Ces intempéries ont entrainé une scène de désolation en emportant tout sur son passage. En plus des quartiers submergés, des voitures renversées et l’effondrement des maisons entières, les autorités déplorent la mort de treize personnes. Un bilan susceptible d’évoluer.  Les quartiers de Niamakoro en commune VI et Kalaban-Coura en commune V sont les plus touchés avec respectivement sept et quatre morts.

Dans les rues de la capitale c’est  la colère et la consternation qui dominent. Les habitants sont médusés  face à l’ampleur du désastre et pointent du doigt la responsabilité des autorités communales. Selon Bakary Dao, les causes de ce sinistre sont dues à l’intensité de la pluie. « La ville n’était pas prête à recevoir une telle quantité de pluie en un temps record et surtout à cette période de l’année ».

 A cela s’ajoute des constructions anarchiques et le manque criard d’égouts. Ceux-ci, s’ils existent, sont obstrués par des déchets de toute nature. Les  cours d’eau sont morcelés et vendus à des tierces personnes. « Toutes les maisons touchées par l’inondation sont construites dans le lit majeur des marigots », relève Bakary Dao, directeur régional de la protection civile du district de Bamako. Ce qui relance le  débat sur le choix des espaces à construire.

La ville de Bamako connait chaque année des inondations. Déjà en 2013, les inondations ont fait plus d’une vingtaine de morts. Le président de la République avait à l’époque promis des sanctions, qui sont toujours attendues.

Abdrahamane Sissoko

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