En Suisse, la fronde contre l’arrivée de la 5G s’organise

La 5G n’a pas encore débarqué en Europe, mais déjà un vent de fronde s’organise en Suisse, l’un des premiers pays à développer la technologie mobile. Risques potentiels sur la santé, conséquences sur la vie privée. Cette semaine, deux Parlements cantonaux ont demandé un moratoire sur la 5G déjà responsable de tous les maux selon ses détracteurs. Ils sont de plus en plus nombreux en Suisse.

Pour le député genevois Bertrand Buchs, il est urgent d’attendre avant de déployer la 5G en Suisse. L’élu redoute notamment un effet cocktail pour la population.

« On va avoir une connexion de tous les objets que l’on a à la maison. Ce sera une augmentation exponentielle de notre exposition aux ondes électromagnétiques et on ne connait pas l’effet cocktail qui est fait, il n’y a aucune étude qui est faite pour savoir le risque qu’il y a au niveau des habitations », souligne-t-il.

L’argument porte dans les collectifs anti 5G. Ils se multiplient en Suisse romande. Philippe Royer dirige le service de surveillance des rayonnements non ionisants à Genève. Pour lui, la 5G, ne pose pour le moment aucun problème sanitaire.

« Il faut être attentif à l’évolution de la 5G, estime le responsable. Nous en sommes au tout début. Les fréquences aujourd’hui sont très proches de celles qui sont utilisées en réseau téléphonie mobile et en Wifi. On voit que la tendance est à l’augmentation des fréquences. Les ondes dites millimétriques, on en a moins de connaissance. En Suisse, ces fréquences ne sont pas libérées et donc aujourd’hui on est en terrain connu. »

15 000 nouvelles antennes doivent être installées en Suisse pour relayer la 5G. La technologie mobile a en tout cas fait une première victime. C’est la star nationale Roger Federer, dont le spot télé pour un opérateur a très vite été parodié par des humoristes suisses : « Grâce à la 5G je peux cuire à distance l’eau de mes pâtes italiennes. La 5G testée par Roger, déclarée sans danger. »

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