L’environnement extérieur de l’Afrique subsaharienne reste difficile, malgré les améliorations récentes

La croissance mondiale a continué à se modérer, dans un contexte de ralentissement des échanges et des activités manufacturières, reflétant le ralentissement des économies avancées ainsi que des marches émergents et économies en développement (MEED) (Figure 1.1A). Aux Etats-Unis, la croissance a été robuste, alimentée par des mesures de relance budgétaire pro cycliques et une politique monétaire accommodante.

 Cependant, les données entrantes laissent présager un ralentissement au premier trimestre 2019, les ventes au détail ayant été faibles, tandis que le déficit commercial des Etats-Unis après la crise laisse penser que les exportations nettes freineront la croissance. La croissance de la zone euro a ralenti en 2018, l’Allemagne ralentissant rapidement en fin d’année et l’Italie entrant en récession. La zone euro devrait encore décélérer en 2019.

La production industrielle a reculé à son plus bas niveau depuis 2012, et l’indice composite des directeurs d’achat (Purchasing Managers’Index – PMI) dans le secteur de la fabrication a atteint son plus bas niveau en six ans, avec des faiblesses notables en Allemagne et en France. Compte tenu des données d’activité plus faibles que prévu, les banques centrales  des Etats-Unis, du Royaume-Uni, de la France et de l’Allemagne ont révisé à la baisse leurs prévisions de croissance pour 2019.

En Chine, les données récentes continuent d’indiquer un affaiblissement de l’économie, avec un ralentissement  de l’activité industrielle. Les autorités se sont engagées à adopter une politique budgétaire modérément expansionniste et à empêcher une augmentation continue de l’endettement. Les principales marches et économies  émergents, notamment le Brésil, l’Inde, le Mexique et la Fédération de Russie, ont connu un net ralentissement au dernier trimestre  de 2018, ce qui laisse présager un ralentissement en 2019.

Le commerce mondial a encore ralenti. Le commerce mondial de biens stagne et le rythme de la croissance

De la production industrielle mondiale a diminué de plus de deux tiers en 2018 (Figure 1.1B). Plusieurs  indicateurs du climat mondial ont atteint leur plus bas niveau depuis des années. L’incertitude politique reste élevée, en partie en raison de la perspective de nouvelles augmentations des droits de douane, mais elle s’est atténuée ces derniers mois, avec l’espoir d’une conclusion positive des négociations Commerciales entre les Etats-Unis et la Chine.

Les conditions financières mondiales se sont améliorées. La situation financière mondiale s’est resserrée

Pendant la majeure partie de 2018, les banques centrales de nombreux pays ayant relevé leurs taux  Directeurs en réponse à la hausse de l’inflation.

Les conditions se sont légèrement améliorées début 2019. Les marches boursiers mondiaux se redressant après avoir atteint un creux à la fin décembre, malgré.  Les inquiétudes persistantes quant au ralentissement de la croissance mondiale.

Le mouvement de Redressement récent a été permis par l’inclinaison accommodante des grandes banques centrales face à des perspectives de croissance ralentie, notamment la Reserve fédérale américaine, la Banque centrale européenne, la Banque d’Angleterre, la Banque de réserve de l’Inde et la Banque populaire de Chine.

Les attentes fluctuantes des marches concernant la politique monétaire américaine et de la zone euro ont contribué à la baisse des rendements américains à long terme, qui sont revenus à 2,6 % début 2019, après un pic en sept ans à 3,2 % en 2018. Les conditions financières dans les MEED se sont assouplies.

 

 De  Nombreux pays émergents ont fait face à une détérioration du climat du marché en 2018, mais les entrées de capitaux seront redressées début 2019, en partie en raison de la baisse des rendements dans les économies avancées (Figure 1.1C).

 Apres que les rendements des obligations des MEED émises sur les marches obligataires internationaux ont augmenté d’environ 150 points de base en 2018, soit la troisième plus forte augmentation annuelle des deux dernières décennies,  les écarts des obligations  souveraines se sont inverses et se sont légèrement resserres.

 L’émission d’obligations des MEED est restée forte en mars, de nombreuses entreprises emprunteuses ayant profité de conditions de marche plus favorables pour exploiter les marches internationaux de la dette.

Les marchés des produits de base sont globalement stables

 

 Apres avoir fortement diminue au  quatrième trimestre de 2018, les prix du pétrole ont augmente depuis le début de l’année, grâce aux réductions de production de l’Arabie saoudite et d’autres membres de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP), ainsi que de partenaires non membres de l’OPEP (Figure 1.1E).

L’imposition de sanctions par les Etats-Unis à la République bolivarienne du Venezuela a contribué à une nouvelle détérioration de l’approvisionnement en pétrole. Les perspectives du marché  pétrolier restent très incertaines et dépendent de décisions politiques, notamment de la question de savoir si les réductions de production au sein de l’OPEP et de ses partenaires seront étendues au second semestre de 2019.

Les prix des métaux et des produits agricoles ont chute au second semestre de 2018, à la suite de l’›imposition de nouveaux droits de douane américains sur les importations en provenance de  Chine. Ils ont lentement recule en  2019, les négociations en cours entre la Chine et les Etats-Unis faisant naitre l’espoir que de nouvelles fortes augmentations des droits de douane soient évitées. Les pénuries d’approvisionnement et la diminution des  stocks sur la plupart des marches des métaux ont contribué à la reprise des prix (Figure 1.1F).

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