Algérie: Bensalah, le président du Conseil de la nation, va-t-il démissionner?

Une nouvelle semaine cruciale débute en Algérie. Le Parlement doit se réunir dans 24 heures pour officialiser la vacance du pouvoir à la suite de la démission d’Abdelaziz Bouteflika et désigner un président par intérim. Selon la Constitution algérienne, ce poste revient de droit à Abdelkader Bensalah, président du Conseil de la nation. Mais l’hypothèse de sa démission n’est désormais pas écartée.

Abdelkader Bensalah est un fidèle parmi les fidèles du président démissionnaire Abdelaziz Bouteflika. Et comme lui, il fait partie des indésirables. La rue algérienne est intransigeante : la transition doit se faire sans lui.

Et pour la première fois, le très officiel quotidien algérien El Moudjahid évoque cette possibilité. En Une de l’édition de dimanche, le titre de l’éditorial est évocateur : « Rien n’est impossible ». En substance on peut comprendre que la transition sans Bensalah n’est « ni déraisonnable ni difficile à faire ».

Mais quelle option pour la suite ? La réponse se trouve en page 3 de ce même journal qui donne cette fois-ci la parole à une constitutionnaliste algérienne. L’universitaire explique : « Bensalah doit démissionner ».

Si ce scénario devait se produire, le Conseil de la nation, le Sénat algérien, devra alors élire parmi ses membres un nouveau président, et de préférence une personnalité qui ferait « consensus ».

C’est cette personne qui gérera la transition et aura la charge d’organiser une élection présidentielle dans un délai maximum de 90 jours.


■ Reportage : nouvelle manifestation à Paris

Ce dimanche à Paris, plusieurs centaines d’Algériens de France se sont réunis place de la République pour exiger une transition politique. Rencontre avec ces manifestants.

La rue ne demande pas le départ de Bouteflika, elle demande le départ de tout le système…

Manifestation place de la République à Paris

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