Abus sexuels dans l’Eglise: le cardinal Marx et la destruction de documents

Sa déclaration est très attendue. Le pape François doit livrer ce dimanche 24 février ses conclusions sur le sommet consacré aux abus sexuels au sein du clergé, qui a rassemblé l’épiscopat du monde entier ces derniers jours au Vatican. La journée de vendredi a été marquée par les révélations du cardinal Marx, président de la conférence épiscopale allemande, sur la destruction d’archives.

Le sommet sur la protection des mineurs dans l’Eglise, qui a rassemblé autour du pape l’épiscopat du monde entier, s’achève ce dimanche avec une messe au Vatican, à l’issue de laquelle François doit prononcer un discours attendu. La communication de la veille, samedi, fera date. Cette troisième et dernière journée de travaux était consacrée à un point sombre du dossier des abus sexuels. L’occasion pour l’archevêque de Munich de se livrer à une grande démonstration.

Son objet : la transparence, mais aussi la traçabilité au sein de l’administration dans l’Eglise. Dans le dossier des abus sexuels, le cardinal Marx a rappelé les destructions de documents qui auraient permis d’instruire les dossiers, réduisant ainsi les victimes au silence. « Les droits des victimes ont été ainsi foulés aux pieds et laissés à l’arbitrage de personnes individuelles », s’est-il exclamé. De même, il a remis en cause la question du secret pontifical concernant les  procédures d’abus sur mineurs.

Toujours sur le thème de la transparence et de la vérité, une religieuse nigériane, sœur Veronica Openibo, a elle aussi interpellé la salle, en demandant « pourquoi avons-nous pu garder si longtemps le silence ? » Et d’évoquer le cas d’abus sexuels au début des années 1990 dans des couvents en Afrique. Avant de conclure que la pauvreté ou la violence dans certains pays du Sud ne devait pas conduire à minimiser la question des abus sexuels.

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