Publication des images du corps sans vie d’Imam Yatabare sur les réseaux sociaux: La famille exige des sanctions contre les responsables de la Polyclinique Pasteur par les autorités.

L’assassinat lâche et ignoble d’Abdoul Aziz Yatabare, un iman émérite, homme de paix, le samedi 19 janvier 2019 par un individu qui l’a surpris au sortir de chez lui pour aller à la mosquée afin d’y faire la prière de l’aube. Le collectif des Association Musulmanes du Mali a organisé un meeting d’information couplé à un point de presse pour attirer l’attention des autorités politiques et judiciaires à une enquête diligente afin que la vérité soit établie.

Apres avoir asséné l’imam Yatabare à plusieurs coups de bâton et de couteau. Le présumé assassin nommé Moussa Guindo, l’a laissé gisant dans une mare de sang, tentant de se mouvoir pour entrer dans la mosquée. Les premiers individus venus secourir l’ont identifié. C’est ainsi qu’il a été admis à la polyclinique Pasteur de Bamako, pour y être soigné, à la suite des blessures causées par des armes blanches. C’est à ce niveau, qu’il a rendu l’âme.

Aujourd’hui, cet individu a été placé en garde à vue, entendu à ce niveau et renvoyé devant le juge d’instruction qui l’a inculpé pour assassinat , torture , outrage envers les dépositaires de l’autorité ou de la force publique conformément aux articles 199, 200, 209 , 147 du code pénal. En ce jour, le juge d’instruction a entendu quelques témoins, la partie civile et l’inculpé et les enquêtes continuent pour déterminer les circonstances et implications exactes de ce crime, selon Me Kalifa Yaro avocat de la famille du défunt.

D’après Me Yaro, au niveau de la polyclinique Pasteur, les proches parents ont eu la désagréable surprise que sur place, les médecins venus au chevet du malade se sont plutôt évertués à prendre des photos, des images de ce dernier, au lieu de lui faire bénéficier des actes médicaux salvateurs espérés. C’est ainsi que contre l’avis des parents proches, le corps du patient a été photographié, filmé au niveau de la clinique , par les médecins de la clinique, qui se sont permis même permis de faire défiler les photos sous le regard de parents outrés, qui ont protestés en arguant le caractère vexatoire et attentatoire de cette pratique à leur égard. Non seulement, ces médecins de la clinique ont pris sans autorisation plusieurs photographies du patient, mais ils ont exposé et jeté en pâture le corps dénudé de ce patient en facilitant à des individus sans droit d’y avoir accès et d’en prendre images et photos, alors même qu’au moment des faits, ils n’ont fournis aux proches, aucune preuve du décès de leur patient.

Toujours dans ses explications, Me Kalifa Yaro, nous fulmine que la clinique a causé et permis ces photographies incriminées et la diffusion sans scrupule du corps éventré, charcuté suite au drame, alors que l’intéressé se trouvait sous leur responsabilité totale, afin d’être plutôt sauvé de ses blessures. Ces photographies illégales, en ce qu’aucune réquisition de procureur les soutient, ont été par la suite publiées de façon outrageuse sur les réseaux sociaux, entre autres Facebook, Whastshapp, ajoutant à la douleur des proches la moquerie et la honte.

Pour cela, la famille du défunt Abdoul Aziz Yatabare à travers leur conseil accuse la polyclinique Pasteur d’être le seul auteur de ces photographies et publications dommageables, qui portent entorse aux règles éthiques et déontologiques régissant l’exercice de profession médicale.  Et pourtant le patient était sous le contrôle absolu de la clinique et aucune légèreté ne devrait permettre à qui que ce soit d’avoir un contact aussi direct, afin de prendre les images autant odieuses, qui ne sont justifiées par aucune réquisition de quelque autorité que ce soit. En outre des images ont défilé sur les réseaux sociaux. On y voit la vidéo du prétendu auteur de l’agression juxtaposée auprès de l’image de la dépouille d’Aziz. Ce dernier couché sur son lit de mort à l’intérieur de la clinique, éventré, les entrailles exposées et le prétendu se présenter comme héros, en vantant son acte derrière les barreaux d’une unité d’enquête. Ajout ’il la famille que la mort est douloureuse, mais les circonstances et la façon dont on a jeté en pâture l’honneur et la dignité de leur famille ont été plus atroces à gérer et à supporter.

De ce fait, l’ensemble des membres de la famille biologique, du collectif des Associations Musulmanes du Mali à travers leur conseil Me Kalifa Yaro exige une enquête au niveau de la Polyclinique Pasteur pour situer toutes les responsabilités afin que les responsables soient punir la loi…

Bokoum Abdoul Momini

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