Les Japonais approuvent les dures conditions de détention de Carlos Ghosn

Carlos Ghosn sera bientôt fixé sur son sort. Mardi 15 janvier, le patron déchu de Nissan, mais toujours PDG de Renault, devrait savoir si sa demande de remise en liberté sous caution est acceptée ou non.

Dans sa prison, où les menus sont frugaux, Carlos Ghosn a déjà perdu 10 kilos. Et il est tombé malade – une forte fièvre –, sa cellule n’étant pas chauffée.

Des conditions de détention spartiates, donc, mais qui n’émeuvent pas ce père de famille. « Rendre les prisons plus confortables, mettre la climatisation ou le chauffage dans toutes les cellules, par exemple, ça coûterait un argent fou. Or, on paie déjà énormément d’impôts… », commente-t-il.

Dans les prisons françaises, les VIP ont droit à des cellules spéciales. Rien de tel au Japon, et c’est tant mieux, pour ce quadragénaire. « Ici, tous les détenus sont vraiment logés à la même enseigne, qu’ils soient fortunés ou défavorisés, japonais ou étrangers. Et bien moi, cette équité, je trouve cela bien », affirme-t-il.

Au Japon, la garde à vue dure trois semaines, et l’avocat ne peut assister aux interrogatoires de son client. Le plus souvent, les demandes de libération conditionnelle sont rejetées, a fortiori quand, comme Carlos Ghosn, le suspect nie.Et neuf fois sur dix, les procès aboutissent à des condamnations.

Tout cela a un grand mérite d’après cette enseignante. « C’est grâce à ce système judiciaire sévère que le Japon est un pays très sûr. Le taux de délinquance est à un niveau historiquement bas. Donc il ne faut surtout pas l’assouplir », souligne-t-elle.

Occidentaliser, donc humaniser le Code pénal ? En majorité, les Japonais s’y refusent.

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