Poste de contrôle de Bougouni: Un cauchemar pour les usagers de l’axe RN7

Le poste de contrôle de Bougouni est devenu un cauchemar pour les usagers de l’axe RN7 à cause de rançonnage des agents de sécurité qui ont transformé leurs missions fondamentales celles de la sécurité des personnes et de leurs biens sur nos tronçons. Ce poste appelé communément « PK» est devenu un puits de diamant intarissable pour les éléments de forces de sécurité qui y travaillent malgré une unième de dénonciation.

Les postes de contrôle et de sécurité mis en place pour sécuriser les personnes et de leurs  biens au cours de leurs déplacements à l’intérieur du pays celui de l’entrée de Bougouni en provenance de Sikasso a transformé ses missions premières.  La sécurité des usagers vient au second plan à la place du gain facile. La présence inutile que dénoncent plusieurs usagers au delà du caractère dissuasif.  En effet, ces postes tout comme celui de Bougouni sont uniquement en place pour servir les seuls intérêts des agents et leurs complices au niveau hiérarchique.

Pour être en harmonie avec les textes communautaires, le gouvernement du Mali a procédé en 2016 avait entamé la suppression de plusieurs postes sur différents axes routiers dont le deuxième poste sur l’axe Bougouni – Bamako et maintenu d’autres  comme celui-ci qui fait l’objet de critique aujourd’hui. Les usagers de  l’axe de Bougouni-Sikasso  dénoncent régulièrement le rançonnage  quotidien qui semble ne gêner leur hiérarchie au niveau national. Il ressort de nos investigations que les agents foulent au pied les textes régissant le transport en commun au Mali en procédant à une répression illégale à l’endroit des usagers, nous ont confiés certains chauffeurs et autres conducteurs. Les pratiques, nous confie un habitué de ce tronçon, sont tout simplement mercantiles que sécuritaires. Tous les moyens sont utilisés pour soutirer de l’argent aux usagers de la route et aux professionnels du secteur du transport. Ici, les prélèvements ne sont jamais matérialisés par la délivrance des quittances, nous a déclaré un voyageur ayant sa carte périmée. Et les sommes indûment prélevés devient la caisse de l’Etat d’où perte financière importante.

Les usagers qui ont le courage de refuser de payer sont maintenus au poste contre leur gré, a déclaré un passager de transport en commun. Selon lui, ces agents n’hésitent nullement de mentir pour avoir tout simplement leur ration. Sous le couvert de l’anonymat, un chauffeur dénonce le paiement des frais d’escorte  par les chauffeurs  auprès  de ces gendarmes pour un service jamais accompli. « Nous payons régulièrement les frais d’escorte  mais les gendarmes refusent de nous escorter pour assurer nos sécurités jusqu’à la destination. En tout cas, ce qui est sûr si rien n’est  fait,  nous allons nous assumer un jour », a-t-il martelé visiblement en colère.

Le hic est que ces pratiques ont été portées à la connaissance de leur  hiérarchie qui tarde à prendre des dispositions pour soulager les usagers. A notre passage au poste, nous n’avons pas eu d’interlocuteurs. Le chef de  poste n’a pas voulu  nous recevoir.

Nous y reviendrons !

Siaka  Kolon  Sangaré

Share

Sur le même sujet

Leave a Comment