Hommage au Mollah de la presse sénégalaise

Sidy Lamine Niass ! Vous avez tiré votre révérence en ce mardi 04 décembre 2018. Jeune reporter au quotidien «Le Matin», mon itinéraire vous a croisé, pour la première fois en 2002, dans les locaux de l’Inspection du travail. En compagnie de  Souleymane Niang, vous aviez en face de vous Mamoudou Ibra Kane, Bougane Gueye Dani, Alassane Samba Diop et Antoine Diouf.

Dix ans après, je vous croise dans les couloirs du Groupe Walf, en compagnie de mon oncle invité de Pape Cheikh Sylla, à l’occasion de la commémoration de l’Anniversaire du naufrage du bateau Le Joola. Vous vous êtes arrêtés pour le saluer, en l’appelant par son nom «Nasr-dine comment allez-vous ?».  Avant de nous conduire chez le journaliste qui était au studio, vous avez rapidement expliqué à mon oncle que vos enfants disent qu’il te ressemble beaucoup. «Chez moi aussi, c’est ce qu’on me dit» dira Nassardine aussi.

Sidy Lamine Niass, certes vous êtes partis pour le repos éternel, mais de là où vous êtes sachez que les Sénégalais ne vous oublieront jamais.

De Senghor à Diouf, de Wade à Macky, vous avez toujours su garder votre ligne éditoriale. Vous avez fait de votre groupe de presse la voix des sans-voix.

Etant dans l’opposition, les politiques vous voient comme alliés et ceux qui sont au pouvoir vous regardent comme étant un adversaire à la solde de l’opposition.

Merci pour cette constance.

La presse par excellence est un contre-pouvoir. Et vous l’aviez bien compris et bien exercé. Ce qui faisait du Groupe Walfadjri un régulateur.

Merci pour cette contribution à la liberté d’expression.

A la famille, au Groupe Walfadjri et à l’ensemble du peuple sénégalais, nous vous présentons nos sincères condoléances.

Que le pardon et la grâce d’Allah soient vos compagnons!

Talibouye AIDARA

Journaliste

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