Le transfert de Jean Michaël Seri à Fulham fait toujours polémique

Jean-Louis Dupont, avocat belge, à l’origine de l’arrêt Bosman, défend actuellement les intérêts du joueur Jean Michaël Seri, du centre Domoraud et du club de l’ASEC Mimosa en Côte d’Ivoire. Les trois parties considèrent que le transfert de Seri entre Nice et Fulham l’été dernier a été sous-évalué. Jean-Louis Dupont s’est adressé à la Fédération anglaise de football.

Jean-Louis Dupont, qui représente Jean Michaël Seri, le centre Domoraud et l’ASEC Mimosa, s’est adressé par courrier à la Fédération anglaise de football.

« Comme vous le savez, selon les règles de la FIFA, c’est Fulham qui doit régler les indemnités de formation liées au transfert pour les deux clubs africains. Pouvez-vous nous dire concrètement si vous avez la possibilité de diligenter une enquête et ce que l’on peut attendre de vous ? Comme vous pouvez le comprendre, mes clients sont convaincus que votre intervention n’est pas seulement nécessaire pour eux, mais il en va du sérieux et de l’éthique de votre institution », écrit l’avocat. Ajoutant : « Le centre Domoraud et l’ASEC Mimosa (les clubs formateurs de Seri, ndlr) croient que la manipulation n’a pas pu avoir lieu sans que Fulham ait eu un rôle à jouer. »

Jean Michaël Seri accuse Nice d’avoir sous-évalué le prix de son transfert

Jean Michaël Seri, international ivoirien accuse son ancien club, l’OGC Nice, d’avoir sous-évalué le prix de son transfert, pour faire baisser le montant de sa prime. L’international ivoirien (27 ans), Prix Marc-Vivien Foé en 2017, s’estime aujourd’hui lésé sur le plan financier par Nice, qui devait indexer sa prime de transfert sur le montant de sa vente.

Cette affaire avait été portée devant la commission juridique de la Ligue de football professionnelle en France qui a botté en touche. Seri envisageait alors de saisir la commission paritaire d’appel de la Fédération française de football. Et si nécessaire, Seri voulait en appeler « aux juridictions étatiques, tant civiles que pénales. »

Selon les défenseurs de Jean Michaël Seri, Fulham n’était intéressé au départ que par le milieu ivoirien. Mais Nice aurait insisté pour coupler sa cession à celle du défenseur central Maxime Le Marchand (29 ans), par le biais d’un prêt payant de 2,9 M€ assorti, en fin de saison, d’un montant de 13,5 M€ à titre de transfert définitif.

« Seri était au courant du montant du transfert et de celui de la prime »

D’après les chiffres des avocats de Seri, Fulham devait s’acquitter de 11,2 M€ pour Seri et de 16,4 M€ pour l’ancien Havrais. Et toujours selon la défense de Seri, « Nice a fait parvenir à ce dernier un montant de « prime sur transfert » dont il résulte que le montant de transfert versé par Fulham à Nice serait, au maximum, de 12 M€. »

Pour argumenter la contestation du montant de ce transfert, les avocats de Seri relèvent une incohérence. Pour eux, les sommes ne correspondent pas à la valeur respective des deux footballeurs puisque le salaire hebdomadaire de Seri est de  « 74 000 € » alors que Le Marchand perçoit  « 28 000 € ».

Julien Fournier, le directeur général de Nice, qui n’a jamais révélé le montant des transferts affirmait il y a plusieurs semaines que « le jour de la signature de son contrat, Seri était au courant du montant du transfert et de celui de la prime. En plus, alors qu’on devait la lui payer sur quatre ans, on la lui a réglée en une seule fois, à sa demande. Tout ça est tellement grossier ».

Après 14 journées de championnat, Fulham pointe à la dernière position.

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