Législatives au Pakistan: Imran Khan, déterminé

A deux jours des législatives pakistanaises, l’ex-champion du monde de cricket Imran Khan figure parmi les grands favoris. Cette immense star dans son pays n’a jamais été en aussi bonne posture pour remporter les élections, qu’il dispute pour la quatrième fois. L’ancien play-boy, connu pour ses excès, cherche à s’attirer l’électorat conservateur et religieux, qui reste très important au Pakistan. Et notamment dans la province dirigée par son parti, le PTI, la Khyber Pakhtunkhwa. Quitte à décevoir sa base électorale.

Dans cette école coranique de Peshawar, la ville bastion du parti d’Imran Khan, le mollah Arshad Qurechi dirige la prière entre deux cours. Ce neveu de Sami ul Haq, considéré comme étant le père spirituel des talibans, se félicite du bilan du PTI :

« Imran Khan a effectué beaucoup de choses que nous considérons comme de très grandes avancées. Notamment la façon dont il a exprimé clairement son soutien aux écoles coraniques et sa volonté d’en intégrer plus dans la région. »

Le champion se présente en homme pieux

Ces dernières années, la propre école d’Arshad Qurechi a bénéficié de financements provinciaux. Imran Khan a considérablement modifié son image au Pakistan. Le champion aux nombreuses conquêtes se présente en homme pieux.

Il est rejoint dans sa campagne par des groupes qualifiés de terroristes par les Etats-Unis. Il a fait grand bruit il y a quelques semaines, en affirmant qu’il ne toucherait jamais à la loi contre le blasphème, crime passible de la peine de mort.

Grand écart

Devant la presse internationale, il explique : « Je suis plus libéral que jamais au sujet des normes de notre sociétéJe pense que les gens doivent pouvoir s’habiller comme ils veulent. Enfin… si les Pakistanaises veulent se mettre en bikini sur la plage, ça risque de poser problème. »

Une manière de présenter un visage plus moderne. Mais quelques jours après cette interview, il affirmera que le féminisme a dégradé le rôle de la mère de famille. Un grand écart assumé pour ce tribun, fréquemment taxé de populisme.

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